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  • : Ce blog me permet de garder contact avec vous et de vous faire partager un peu de mon périple dans l'hémisphère sud.

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Que vois-je ?

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Qu'en pensez vouge ?

Mardi 4 mars 2008 2 04 /03 /2008 13:22
L'album photo est en ligne...
C'était somptueux.
L'automne le matin en montant vers le glacier
L'hiver sur le glacier... mitaines et bonnets de rigueur
Le printemps quand le soleil est arrivé
et l'été dans la rainforest en redescendant du glacier
Une journée incroyable! (le 29 février)
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Par Lotta - Publié dans : Aotearoa
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Lundi 3 mars 2008 1 03 /03 /2008 12:20
Après notre soirée dans le bar de Queenstown, la journée suivante fut plutôt tranquille (pour moi). Nous avons quitté notre  backpacker après le petit déjeuner. Kolja est partie avec une certaine appréhension s'essayer au "bungy jump", le saut à l'élastique. Anja est allée se reposer sur le bord du lac Wanaka et je suis allée en ville m'occuper de 2-3  choses avant d'aller déguster une énorme boule de Patagonia  Drak Chocolate ice cream en me balladant sur le bord du lac. Une fois Kolja de retour et remise de ses émotions, nous voilà parties pour Wanaka via les très jolie route de Cardrona, ses montagnes, sa végétation dorée, ses troupeaux en tout genre (moutons, vaches, daims) et très très très peu d'habitations...

Wanaka est un petit village situé au bord du lac... Wanaka. On peut rapidement constater que l'ambiance y est beaucoup plus paisible et calme que sa très fréquentée voisine.  Nous arrivons au Purple Cow, notre backpacker, quelques secondes après une horde d'une vingtaine de motards. Résultat, le temps d'attendre pour récupérer mes clefs de chambre et d'y poser mes affaires, je suis arrivée tout juste à temps pour ... la séance de ciné du mardi! Oui, je vous l'ai déjà dit, ici, le mardi c'est soirée ciné. Mais contrairement à la plupart (?) des cinémas du pays, le cinéma Paradiso de Wanaka, dont j'ai tant entendu parler sur ma route, ne propose pas de tarif spécial ce jour-là.
Mais qu'a-t-il de si spécial le cinéma Paradiso? Tout d'abord l'entrée se fait par un petit café, qui propose home made ice creams , pop corn and cookies, ainsi que salades, pizzas, sandwichs, chocolats chauds, cafés, thés et tisanes. Ambiance cosy. Nous entrons ensuite dans l'unique salle de ce cinéma, une centaine de place je pense, uniquement des fauteuils et canapés dans lesquels on peut s'affaler confortablement, comme à la maison! On peut même monter à bord d'une coccinnelle jaune (la voiture) sans toit et équipée visiblement de fauteuils confortables? Bon, pas de pot, étant arrivée bonne dernière, et la salle étant pleine, il ne me reste plus qu'un fauteuil au premier rang un peu raide ... mais bon, tout cela donne une atmosphère très chaleureuse et bonne enfant. La soirée s'annonce bien. Et l'écran me demandez-vous? Et bien il est superbe! Digne des meilleures salles de ciné! Le propriétaire de l'endroit vient nous faire un speech avant le lancement du film... nous expliquant que nous sommes doublement chanceux. 1 pour la qualité de la technique de projection utilisée (??? mais là je ne suis pas assez technicienne dans le domaine pour pouvoir donner plus de détails...) et 2 parce que le film que nous allons voir ce soir a été récompensé la veille de l'oscar du meilleur film! Ah oui, je ne vous ai pas dit, mais si je me suis dépêchée comme ça pour arriver à temps pour la séance de 20h, c'est que le film qui s'y jouait était "No country for old men", le dernier film des frères Cohen. Quand je vous disais que la soirée s'annonçait bien! :o) Bon, je ne vous raconterai pas l'histoire, ce serait dommage. Sachez juste qu'il n'y a pas de doute possible, c'est bien un film des frères Cohen! Que, comme la plupart de leurs films que j'ai vus, je l'ai aimé. Que ça se passe au Texas: un peu dur pour comprendre tous les dialogues... et qu'il n'a pas fait l'unanimité. :o( Un peu trop sombre? un peu trop sanglant? A chacun son ressenti, perso j'ai passé une très bonne soirée. Ah oui, et j'oubliais: je sais que certains n'apprécieraient sans doute pas, mais à la moitié du film, nous avons eu un entracte de 15 minutes... l'occasion pour moi de savourer un énorme cookies tout juste sorti du four: Double chocolate (avec les éclats de chocolat encore fondants.... yummy...). Je fais le bilan de la journée: petit déjeuner, glace au chocolat, puis coockies au chocolat... désolée mamie, mais cette journée n'aura pas été très équilibrée!

Le lendemain, je suis partie à l'assaut du Roys peak. Dans le petit guide descriptif de cette randonnée, on peut lire que la boucle qui monte au Roys peak puis longe les crêtes jusqu'à revenir sur Cardrona road devrait prendre 5 à 6 heures. Parfait pour ma journée. Kolja et Alice ont elles décidé de faire grasse mat' et de se la couler douce dans la paisible Wanaka. Je pars donc seule en direction du point de départ de la rando. Au bout d'une heure de marche, après avoir longé le fameux vignoble Rippon, je finis par demander à un kiwi où se trouve le départ de la rando... "Ouh la! Vers là-bas, sur la route, après les pins... environ encore 2 kilomètres plus loin"... Pfff... je craque, et je me lance... Ma 1ère séance de Hitch-hiking sur les routes néo-zélandaises. C'est quelques centaines de mètres plus loin qu'un couple d'anglais s'arrête et m'emmène avec eux! Cool! Voilà, je suis convertie! Vive l'auto-stop!
Le panneau descriptif de la rando annonce un temps de marche de 9 à 10 heures jusqu'à Cardrona road (au lieu des 5 - 6 heures précédemment lus!)... Changement de programme donc, finalement je vais simplement monter au Roys Peak et redescendre... Ce qui s'avèrera largement suffisant, le descriptif ne parlait que de la magnifique vue panoramique qu'offrait le sommet et s'abstenait bien de préciser que la montée des 1000 mètres de dénivelé ne ressemblait pas vraiment à une petite ballade de sinécure...
A croire que je suis devenue une accro de la grimpette!

Allez, après tant de lecture (ou pas!), vous méritez bien quelques photos!

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Déjeuner devant la vue, re-descente une fois de plus un peu rude, retour en auto-stop (couple anglo-américain venu s'installer à Wanaka, très sympa), petit tour en ville, retour et douche au Purple Cow. Demain Kolja et Alice reste une journée de plus à Wanaka, alors que je file au nord découvrir la région des glaciers... Pour notre soirée d'au revoir, nous nous préparons un bon dîner: poulet curry façon Kolja, crêpes façon Alice et compote de rhubarbes façon Charlotte. Une bonne soirée, pas envie de se quitter...
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Allez, bonne route les filles et j'espère à bientôt!
Par Lotta - Publié dans : Aotearoa
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Lundi 3 mars 2008 1 03 /03 /2008 00:33
Via Milford Sound...

Lundi  25  février, je reprend la route pour Queenstown, où je dois retrouver Kolja et Alice. Le bus arrive à 10h20... j'appréhende la tournure que va prendre ce périple... Et bien, j'appellerai cette journée, ma B.A.  en Nouvelle-Zélande. Je me suis retrouvée dans un bus de tourisme, le vrai de vrai... bien gros, bien rempli.. rien de très intime. Le chauffeur s'arrête sur la route vers Milford Sound (route magnifique soit dit en passant!), stoppe à peine le moteur le temps que notre troupeau descende, prenne 3 photos et remonte à bord... Tout comme j'aime!
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Nous arrivons à Milford Sound, le bout du bout de la route... Ce village n'existe que pour l'activité touristique qui s'y est développée: bateaux de croisière plus ou moins imposants, hélicoptères, auberge de jeunesse et autres logements touristiques, un énorme parking pour accueillir bus, van et voitures... charmant... Mais le mieux du mieux est quand nous descendons de notre enorme bus, aux portes de l'embarcadère, munis de nos billets valables pour: la croisière, le buffet à volonté et l'observatoire de la vie sous-marine. Em barquement prévu dans 10 minutes, quai 5. Pas le temps de traîner. Tout le monde sort son spray anti-insectes. Les sandflies s'en donnent à coeur joie! En me voilà au milieu d'environ 200 personnes, ammacées devant le navire, prêtes à embarquer... Autant vous dire qu'après 3 jours de marche à travers les forêts et les montagnes, ce fut vraiment le choc! Rien de très plaisant. Disons que je fais partie du groupe de touristes de jeunes anglais; avec nous des groupes de coréens, de japonais et d'anglais. La première partie de la croisière consiste à s'atabler et à dévorer aussi vite que possible la plus grosse assiette qui puisse être préparée au buffet... Poétique... Ensuite, tout le monde monte sur le pont pour enfin admirer le décor. Oui oui et re-oui, Milford Sound est majestueux, superbe, impressionnant, magiques? Les glaciers ont creusé, creusé, creusé et créé ces ouvertures sur la mer Tasman. Dans le brouillard et avec les chutes d'eau qui jaillissent des parois tout autour, l'ensemble prend une allure mystérieuse. C'est également le lieu de résidence où manchots à crêtes, dauphins et phoques ont élu domicile.
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Mais voilà, il y a croisière et croisière... j'en ai parlé avec beaucoup de gens pour qui ce fut une superbe expérience, à bord de petits bateaux transportants à peine 20 personnes et allant goûter au plus près les cascades... mais je repartirai de ce lieu magique avec l'amère impression que cela restera mon pire souvenir de Nouvelle-Zélande... (Bon, je vous l'accorde, il y a pire à vivre, mais ce n'est tout simplement pas ce genre de "tour" touristique que je suis venue chercher ici!!!)

Nous avons enchaîné avec le plutôt intéressant centre d'observation sous-marine du Milford Sound. Coraux divers, éponges et étoiles de mer, poissons... tout une vie qui se développe à peine à quelques mètres de profondeurs.
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Et sur la route du retour, nous avons pu observer les très malins Keas. Ces perroquets de montagne qui cherchent toujours à becqueter les caoutchoucs des voitures et des vans qui s'arrêtent sur le bord de la route. La route de Te Anau à Queenstown est aussi très belle. En particulier l'arrivée à Queenstown, nous longeons le lac Wakatipu, au soleil couchant.
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Bien contente d'arriver, de quitter le bus et de retrouver mes compagnes de voyage, Kolja et Alice, en train de récupérer de leur week-end de fête devant la saison 4 de Desperate Housewives... Les petits plaisirs simples...
Sur mon chemin jusqu'ici, Queenstown m'avait été décrit comme un endroit de fêtes et beuveries diverses. Je n'ai prévu d'y passer qu'une soirée et de m'enfuir rapidement vers la plus calme et plus authentique Wanaka. Mais quelle ne fut pas ma surprise en arrivant à Queenstown. Un immense lac, entouré de montagnes, une petite ville à l'atmosphère détendue, le décor est superbe. Voilà un endroit où l'on se sent bien. Tout simplement. Je regrette déjà de la quitter si vite. Et c'est avec un certain plaisir que le soir nous allons boire quelques bières dans un pub de la ville. Pour les amateurs et pour l'anecdote, nous avons pu profiter d'un prix spécial: 2,70 NZ$ (2€) la bière (environ 35cl). Oui, nous avons passé une bonne soirée.
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Qui s'est conclu pour moi par une petite demi-heure d'observation du premier vrai ciel étoilé de Nouvelle-Zélande depuis mon arrivée presque 20 jours plus tôt. (Oui, oui, au centre de la photo, c'est la Croix du Sud).
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Par Lotta - Publié dans : Aotearoa
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Dimanche 2 mars 2008 7 02 /03 /2008 00:49
(De Wellington, le 03 mars, les photos sont maintenant en ligne! You hou!°

(Sur la page "Mon trajet" vous pouvez situer les lieux visités et voir les dates de mes escales)

C'est avec beaucoup de retard que j'entame ce recit d'une superbe rando de 3 jours dans le Fiordland: Kepler Track. J'ai tente de mettre en ligne un album photo de la rando mais mon dernier acces a Internet etait calamiteux... et aujourd'hui, alors que pour une fois la connexion est fiable et rapide, je n'ai pas les photos avec moi... Donc j'espere mettre en ligne un max de photo une fois a Wellington, demain.. mais ne mettons pas la charrue avant les boeufs...tout d'abord un petit recit du Kepler Track.

Anja, Kolja et moi nous sommes quittees a Invercargill. Anja partait pour l'Otago Trail, un circuit de plusieurs jours en velo dans le centre l'ile du Sud, et Kolja mettait directement le cap pour la touristique et jeune Quennstown. Quant a moi, je me suis retrouve dans le bus pour Te Anau, petit village au bord du lac epomyme, Lac Te Anau. Nous sommes la au coeur du Fiordland. Le lac offre une superbe vue sur les fjords.
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La pluviometrie est particulierement importante dans cette region, pouvant atteindre 12 metres d'eau par an a certains endroits!!!??? (A titre de comparaison, la moyenne francaise est de 0,6 metre de hauteur de pluie par an...). La question principale avant de partir marcher dans la region est donc la meteo... La veille, je vais me renseigner au bureau du DOC de la ville (Department Of Conservation), organisme qui gere, entre autres, tous les chemins de randonnees du pays... La meteo s'annonce pluvieuse, mais praticable. Je suis cependant priee de revenir le lendemain matin avant de partir. Et oui, la meteo est particulierement capricieuse et incertaine dans la region...

C'est vers 8h30 que je leve le camp le lendemain, le temps est couvert mais agreable et la meteo annonce toujours de la pluie. Me voila prevenue. La premiere heure de marche m'ammene au point de depart du Kepler Track, en longeant le bord du lac.
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Un bon echauffement qui me permet de me rendre compte que mon sac est bien trop lourd pour mon petit gabarit... Mais ca ne suffit pas en entamer ma determination. Pendant l'heure suivante, le chemin traverse une jolie foret de hetres, le terrain est plutot plat et je fais quelques petits crochets vers les petites plages pour admirer le point de vue. Toujours pas de pluie en vue, ouf... Par contre, je suis vite assaillie par les "snadflies", genre de petits moucherons a la piqure tres TRES demangeante!. Heureusement, je suis cette fois munie de spray anti-insecte, ce qui a limite les degats a 1 ou 2 piqures. Apres la pause "barre de cereale", j'attaque la suite du track... 2 heures de grimpette de 250m a 1000m, dans la foret, sans point de vue, mais avec une pause dejeuner fort bienvenue a mi-chemin, au pied de petite falaise de calcaire... Ce que je craignais se confirme au cours de cette montee tres transpirante: mon sac est bien trop lourd pour moi! mais bon, pas question de renoncer en si bon chemin! Je fais la connaissance de Tamara et Jason, 2 anglais beaucoup plus raisonnables que moi quant au remplissage de leur sac! Nous entamons la 2e heure de grimpette ensemble. Sur le point de desesperer de sortir un jour de la foret, voila que tout a coup l'horizon se degage! Nous sommes sortis de la foret, la vegetation est maintenant basse, seche et doree, et le point de vue magnifique!
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Et la pluie toujours aux abonnes absents. On ne s'en plaindra pas! Le chemin monte encore pendant 30 minutes avant que nous n'atteignons le refuge du Mont Luxmore et son point de vue exceptionnel sur le lac Te Anau et les fjords environnants! Thé, rencontres, journal de bord, balade rafraichissante et etonnante dans les grottes environnantes, diner et au coucher du soleil. Tout le monde au lit... il est 21h30! (Sur la photo, mon matelas est celui en haut a gauche). La gardienne du refuge nous a informe des previsions meteo du lendemain, on nous annonce de fortes pluies et des vents pouvant atteindre 110 km/h... ce qui sera synonyme de fermeture du chemin et demi-tour vers Te Anau. C'est avec une certaine apprehension que l'on va se coucher. Aucun des randonneurs n'a envie de rebrousser chemin... Prochaine prevision meteo a 8h30 le lendemain...
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Il est 7h00 quand j'entame mon petit dejeuner. Apres une nuit assez perturbee par les ronflements de ma voisine et les piqures de sandflies qui me demangent atrocement, je sens mon dos et mes epaules qui sont bien raides apres ma marche de la veille. Le temps est tres nuageux mais toujours pas de pluie. C'est decide, je n'attend pas les previsions meteos et je file avant que le mauvais temps n'arrive. Depart a 8h15 du refuge, 1 heure pour monter les 500 metres qui  me separent du sommet du mont Luxmore, qui surplombe un magnique tapis de nuages. Le paysage est magnifique mais le vent se leve et les nuages grimpent a toute allure... Il ne faut pas trainer. Je fais la route avec Frida, une jeune et bien sympathique suedoise,
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et quelques kilometres plus loin, Juhani, un Finlandais, se joint a nous. Nous longeons les cretes, les paysages sont superbes, les arc-en-ciels donnent une allure bon enfant aux nuages menacants qui s'epaississent... Les 2 dernieres heures effectuees au pas de course nous font redescendre au refuge d'Iris Burn Fall, quelques 800 metres plus bas. La descente est assez terrible pour les genoux. Mon sac est toujours trop lourd... Et c'est en sueur que j'atteins le refuge a 12h30. 4h30 de marche au lieu des 6 heures annoncees... La pluie commence a tomber vers 13h... une grosse pluie du genre tropicale et qui ne se calmera que vers 17h... Nous profitons de l'accalmie pour aller faire une balade jusqu'aux chutes d'Iris burn. Defier encore une fois les sandflies... La soiree passe encore une fois a toute allure. La gardienne du refuge nous annonce une fois de plus beaucoup de pluie pour le lendemain... et nous explique qu'un couple de kiwis vit dans les environs du refuge et que nous les entendrons surement pendant la nuit.

Le kiwi c'est un peu le dahu neo-zelandais... sauf qu'il existe vraiment. Tout le monde en parle, essaie d'en voir mais tres peu y parviennent! Tamara et moi decidont qu'aux premiers cris de l'animal nous sortirons avec nos lampes de poche les rencontrer... Mais je vous l'annonce tout de suite, ce fut un terrible echec. Apres avoir discuter quelques temps dans la piece commune, je suis allee me coucher vers 21h45. La pluie tombait toujours aussi dru. J'ai essaye de rester eveillée pour entendre les kiwis, sans succes, je me suis reveillee le lendemain vers 6h30... bredouillle... une fois en route, toujours accompagnee de Frida et Juhani, Frida me demande si j'ai "moi aussi" entendu les kiwis le veille au soir??? Quoi??? Mais à quelle heure les a-t-elle entendu?? C'est en fait en allant se coucher a 21h15 qu'elle les a entendus, tout proches apparemment...  la deception... Les kiwis sont reserves a ceux qui se couchent tot... 

La derniere journee de marche nous ramene en pente douce a notre point de depart. Nous traversons une vallee glaciaire, une tres belle foret de hetres de de fougeres, nous longeons une belle riviere et passons quelques ponts suspendus, avant d'enfin arriver vers 16h au bout de la boucle.
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Nous avons laisse Frida qui faisait une etape supplementaire dans un refuge au bord du lac Manapouri. Le soleil ne nous a pas quitte de tout le trajet. Oui, je vous le disais, la meteo est ici capricieuse et incertaine. Mais comme pour nous jouer un de ces tours dont elle a le secret, la pluie s'est mise a tomber et nous a bien rinces pendant les 45 dernieres minutes de marche jusqu'au backpacker... Ou je me suis bien vite relaxee dans un spa!

Mon sac etait definitivement trop lourd. Mais l'aventure fut extra!
Je suis maintenant pressee de pouvoir mettre en ligne quelques photos de ces 3 jours loin de tout et pres de la nature! (Voilà qui est fait!)

Prochain recit, mon retour douloureux a la civilisation dans le, tout de meme magnifique, Milford Sound.
Par Lotta - Publié dans : Aotearoa
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Mercredi 20 février 2008 3 20 /02 /2008 02:02
Encore une fois a Invercargill.  De retour de notre court, trop court sejour, sur Rakiura. 83% de l'ile est un parc national protege. Le circuit permattant de parcourir le tour de l'ile dure entre 8 et 10 jours... Nous nous sommes contentes de randonnees a la journee, dans les environs d'Oban, la "ville" de l'ile... 

La traversee du detroit de Foveaux est reputee comme etant bien agitee. Par mauvais temps, la traversee est normalement annulee.  Et de nombreuses personnes aguerries a la houle se sont decouverts certaines faiblesses "estomacales" lors de cette traversee. C'est donc avec une certaine excitation que j'ai pris mon petit dejeuner dimanche matin. Confortablement installee dans l'agreable cuisine de la tres cosy Victorian house ou je loge, je regarde le vent tempetueux qui malmene les fleurs et les arbustes du jardin... La traversee, si elle n'est pas annulee, sera a priori tres agitee.

Avec Kolja et Anja, nous arrivons a Bluff, paradis de l'huitre ;o), lieu de depart du ferry. La premiere surprise est de voir la taille du "ferry", qui ressemble plus a un bateau d'excursions touristiques qu'a un ferry... La deuxieme est d'entendre le pilote nous demander de ne pas sortir sur la plateforme a l'arriere du bateau et de demander de l'aide pour tout deplacement... Apres quelques minutes de traversee, nous comprenons vite pourquoi toutes ces precautions. Cette traversee se transforme en veritable Montagnes Russes... et dure 1 heure! 1 heure a combattre des vagues de 2 a 3 metres de haut (a la descente des vagues, on sent intestins et estomac remonter...), 1 heure qui se transforme en calvaire pour une partie des passagers... Une quinzaine de gens malades, et un nombre impressionnant de sac en papier utilises... Il parait qu'apres un certain temps de mal de mer, on en arrive a souhaiter mourir. Etant donne le visage des supplicies, je veux bien le croire...  Anja, Kolja et moi nous en sortons avec simplement un mal de crane et un besoin de repos et de reprendre pied sur terre avant d'entamer une belle balade vers Paterson Inlet. Le temps change tellement vite! La matin nous etions dans la tempete, l'apres-midi nous profitons d'un beau soleil sur l'ile!

Notre premiere balade sur l'ile est tres agreable. Nous longeons la cote. Le chemin est vallonne, dans la foret et nous offre de beaux points de vue sur les differentes baies que nous atteignons.

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Le lendemain, nous avons fait une plus longue randonnee, pour atteindre Maori beach. Sur la route, des panneaux de signalisation avertissent que des kiwis peuvent traverser la route. Les kiwis peuplent l'ile de Stewart Island mais sortent plus volontiers dans les lieux isoles, a plusieurs jours de marche de Oban. A defaut d'en croiser, nous nous prenons en photo devant le panneau kiwi...
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Apres 2h30 de marche nous atteignons deja Maori Beach.

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Avant d'entamer le pic-nic, petite baignade dans la baie... Et quand je dis petite, c'est une tres petite baignade... Nous entrons dans l'eau en courant... Elle est tres TRES froide... une longueur en crawl n'y changera rien... mes muscles se tetanisent...
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Je reviens me rechauffer au soleil et profiter d'une longue pause dejeuner-sieste-lecture! Retour a Oban tout aussi rapide que l'aller.

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Le lendemain, nous faisons une petite balade dans l'interieur de l'ile, dans une foret de fougeres, toutes hautes de plus de 3 metres! C'est une promenade rafraichissante, qui longe une riviere, jusqu'une clairiere, dans laquelle nous restons discuter (Nous = Kolja, Frank, Claudia et moi) avant de revenir a Oban, prendre notre ferry-retour, par un tres tres beau soleil et une mer incroyablement calme comparee a dimanche!

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Et comme ici, le mardi c'est "permis" = c'est soiree cine (cine par cher), Anja, Kolja et moi sommes allees au cine voir la comedie anglaise de Frank Oz, encore sur les ecrans!, "Death at a funeral". Des larmes de rire ont coule dans le cinema! Une bonne soriee!

Aujourd'hui, journee-pause: organisation des transports pour la suite, quelques courses, reservation des refuge sur Kepler Track que je vais entamer vendredi, lessive, etc etc.. et tout de suite, balade dans le Queenspark. A bientot! Cheers!
Par Lotta - Publié dans : Aotearoa
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Samedi 16 février 2008 6 16 /02 /2008 03:22
Me voila arrivee finalement a Invercargill.  Le trajet fut un peu plus long que prevu mais comme ce fut bon!

De Dunedin, j'ai traverse les Catlins. Charmante region vallonnee, au bord de l'ocean Pacifique, avec son lot de moutons, de meules de foin et d'arbres souffles par le vent d'Est.

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J'ai fait halte a Curio Bay, dans un backpacker bien sympa, d'une petite vingtaine de lits. Nick, le manager, gere parallelement des locations eparpillees sur la cote, une autre auberge de jeunesse, l'"ecole" de surf, le tour "Catlins experience" etc etc... c'est un peu le tour operator de la region, version pas tres officielle.

Nous avons vu sur Porpoise Bay de la veranda de l'auberge. Lieu de residence des Hector's Dolphins. "The smallest and rarest dolphins in the world"! 1 metre de long, 40 a 50 kgs. Ils sont environ 3000, uniquement sur les cotes neo-zelandaises, dont une vingtaine dans la baie.

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Je me suis enfin essayee au surf... apres 10 annees passees a fuir les vagues, persuadee que l'eau "n'etait pas faite pour moi"... un beau gachis... C'etait tellement genial! Je me suis vraiment eclatee.

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Cerise sur le gateau, le troisieme jour, quand j'ai reussi a prendre une vague toute seule comme une grande et que les dauphins avaient choisi la meme vague que moi! Ils etaient tout simplement a mes cotes et meme sous ma planche!!! C'etait magique!!!

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Pour l'anecdote, je me rappelle mon premier argent de poche quand j'etais enfant: je nettoyais les carreaux du salon de mes grands-parents et ma grand-mere me donnait une piece de 5 francs a garder precieusement dans une jolie boite en fer! Je pense que cette petite histoire fera sourire mes ex-colocs de l'avenue Daumesnil... Pour payer mes 2 lecons de surf avec Nick, j'ai eu un peu d'"extra work" a faire: nettoyer les carreaux d'une des maisons de vacances qu'il loue... avec pour mission de vaincre toutes les crottes de mouche et autres traces indesirables qui s'y etaient incrustees! C'est sur le chemin du retour, une agreable marche sur la plage de Porpoise Bay, que j'ai alors repense a mon premier argent de poche. Heureux souvenir!

Le lendemain de mon arrivee a Curio Bay, une nouvelle recrue "WWOOFer" devait arriver. Mais apres avoir fait le tour du proprietaire, elle est mysterieusement repartie sans demander son reste, laissant dans la panade Nick et Merle, a "WWOOFer". (WWOOF = Willing Workers on Organic Farms, Dolphin Lodge n'a rien a voir avec une "organic farm" mais visiblement le principe du WWOOFing s'est developpe...). L'endroit etant plutot sympa et n'etant pas tres pressee, je me propose pour le poste: femme de menage, femme de chambre et receptionniste a l'occasion. Mon CV en matiere d'hotellerie? Euh... aucune reference jusqu'a present... hum hum... Bon finalement je suis prise. Me voila donc une toute nouvelle WWOOFeuse! Cool! Je retarde mon depart a la fin de semaine (date a laquelle la prochaine recrue est sensee arriver). En attendant, Nick est parti en Valentine's holidays et nous voila Merle et moi chargee de tenir Dolphin Lodge et Penguin Paradise, les 2 backpackers geres par Nick. Une bonne quantite de travail nous attend mais aussi une super experience! Et dans un endroit plutot paradisiaque avec en prime une petite seance de surf jeudi matin! Et tous les soirs, l'occasion d'aller attendre patiemment les "yellow-eyed penguins" revenant de leur journee de peche et ayant elu domicile dans Curio Bay, dans les buissons au-dessus d'une foret-fossile de plus de 180 millions d'annees! Les couleurs du coucher de soleil sont magnifiques!

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Ce sejour prolonge au Dolphin Lodge fut egalement l'occasion de rencontrer des voyageurs de tous horizons. Et c'est ce matin, samedi, que j'ai finalement repris ma route avec des allemands: Kolja et Anja en voiture et Claudia et Frank dans leur van. Nous allons demain a Stewart Island pour une immersion encore plus complete dans la Wildlife experience!

Par Lotta - Publié dans : Aotearoa
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Mardi 12 février 2008 2 12 /02 /2008 11:06
J'ai redige la suite de cet article dimanche mais je n'ai pas eu acces a un ordinateur depuis.. Et maintenant (mardi 12 fevrier) je suis au milieu de nulle part, a Curio Bay, en chemin vers Invercargill, au sud. La connexion Internet est tres lente (le magasin alimentaire le plus proche est a 40km... donc l'ADSL est loin d'etre arrivee jusqu'ici!) donc pas de photo pour accompagner cet article... je me rattraperai des que possible!! J'ai decide de rester dans ce petit coin de paradis bien tranquille pour quelques jours. Je "travaille" dans le backpackers en echange de quoi je suis logee et profite de cours de surf le matin... Ce matin, grande premiere sur une planche de surf... je me suis levee sur mes 2 pieds! Demain, nouvelles tentatives!

Comment vais-je réussir à choisir les images que je vais publier dans cet article? Dur dur... Choisir n'a jamais été ma spécialité!
J'ai passé le début de la journée à tranquillement vagabonder dans le Thieves Alley Market (la « foire » annuelle de Dunedin). Vendeurs de babioles en tout genre (plus ou moins locales, plus ou moins artisanales, spectacles plutôt sympathiques sur les 3 scènes installées (danses, chants, folklore, arts martiaux...), barbapapas, maquillages, tombolas, ballons, tatoos, jeux pour les enfants (dont un beau « rocher » d'escalade).... tout y était. Et bien sûr, toutes sortes de stands de bouffe: coréen, chinois, japonais, kebabs, sandwiches « baguette », hot-dogs, crêpes. Personnellement, après avoir vu « Sweeney Todd » la veille au soir et « inspirée » par Mrs Lovett, je n'ai pas résisté aux Meat Pies qui « me tendaient les bras »! (Hopefully not made with human flesh...) 86_meat_pies.jpg
 
A 3.30 p.m. j'avais rendez-vous pour un tour sur l'Otago Peninsula à la découverte de la faune locale. Après quelques étapes dans les petites baies abritant quelques colonies de Royal Spoonbills (spoon car leur long bec noir se termine avec une forme de petite cuiller), de Cygnes Noirs (au bec rouge), d'Oystercatcher (huîtriers – petits oiseaux noirs au long bec pointu et rouge capables d'ouvrir des huîtres – oysters – pour les manger), de Paradise Shelducks (un canard endémique dont la femelle est noire et blanche), quelques rares PUKEKO (espèce d'oiseau endémique qui ne vole pas et menacée par les prédateurs importés par l'homme tels les chats ou les rats), quelques petits hérons, quelques cormorans en train de sécher leur plumage au vent (ne sécrétant pas l'huile qui permet communément aux oiseaux de mers de nettoyer leur plumage et de le rendre imperméable), et bien sûr de multiples mouettes et goélands. donc je disais, après tout ça, nous voilà arrivés au bout de la péninsule, à Taiaora Head (la pointe Taiaora). Il s'agit là de l'unique lieu au monde qui se situe sur la Terre Ferme (et non sûr une île isolée dans l'océan Antarctique) et où une sous-colonie d'Albatros Royal s'est installée. Et bien, c'est magique! Hors de question bien entendu d'approcher les nids de la colonie, mais nous pouvons de loin, avec nos jumelles, les voir couver leurs oeufs, discuter tranquillement, et surtout s'envoler pour un petit tour autour de la pointe! Leur vol, toutes ailles déployées (3 mètres d'envergure), est majestueux. On ne s'en lasse pas!
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Direction ensuite Papanui beach où nous découvrons une colonie de Fur Seals (otaries) endémiques à la Nouvelle-Zélande. De même que pour les Albatros, il ne s'agit pas de venir effrayer ces animaux. Nous les observons d'un petit promontoire-observatoire surplombant les rochers où ils ont élu domicile. L'océan est plutôt déchaîné et les toutes jeunes otaries sont bien trop petites et fragiles pour aller s'aventurer dans les vagues qui les fracasseraient sur les rochers. Les "jeunes" sont donc tranquillement installés, surveillés par leurs mères, en train de dormir, jouer, ou téter. 94_jeune_phoque_a_fourrure.jpg
 
Après une petite marche sur les collines de l'île, sous le regard intrigué des moutons éparpillés, nous descendons vers la plage. J'ai oublié de préciser que nous sommes dans la brume. Ambiance feutrée... idéale!
 
En chemin vers la plage nous croisons un "yellow-eyed penguin", une espèce de manchot unique en son genre. Avant l'arrivée des hommes sur l'île, ces petits manchots d'à peine 40 cm, plutôt solitaires et peureux, nichaient feutrés dans la forêt vierge qui peuplait la péninsule.

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Depuis, la forêt a disparu, remplacée par la végétation introduite par les immigrants occidentaux et australiens, et les manchots ont dû s'adapter. Dur dur de survivre dans ces conditions, d'autant plus que leurs oeufs et les petits sont devenus les proies des chats sauvages et autres prédateurs jusque là inexistants. Ils sont environs 200 à nicher sur les collines qui descendent vers cette plage. Mais contrairement à leurs congénères à l'instinct très grégaire, eux ne se déplacent pas « en groupe » mais par 2 ou 3 maximum. De plus, contrairement à la plupart des autres manchots, ils ne pondent pas un seul mais 2 oeufs par portée.
 
Sur la plage, nous nous retrouvons à quelques mètres des impressionnants Hooker Sealion, des monstres de quelques 400 kg! Pas du tout effrayés par les hommes, mieux vaut qu'ils n'aient pas l'intention de « jouer » avec nous... leurs jeux consistants à se pourchasser et à se mordre... Complètement affalés sur la plage, ils paraissent inoffensifs mais sachant qu'ils peuvent se déplacer à 20 km/h, c'est avec une certaine appréhension qu'on les voit tout à coup se redresser... 98_elephant_de_mer.jpg
 
Désolée si tout ça est un peu long mais estimez-vous heureux, je pourrais encore en parler quelques heures!
 
Aujourd'hui je me suis baladée en ville, première pluie depuis mon arrivée (oui, je suis bien en Nouvelle-Zélande! ;O)), j'ai visité la Dunedin Public Art Gallery (des salles intéressantes: peintres du 18e siècle, impressionnistes, et expositions d'arts contemporains néo-zélandais).
 
Et demain je met le cap plein sud vers les Catlins, Invercargill et Stewart Island. Je vais prendre quelques chemins de traverse... et effectuer ce trajet de quelques heures en une petite semaine. En attendant de vous revoir sur le net, passez une bonne semaine!
 
Par Lotta - Publié dans : Aotearoa
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Vendredi 8 février 2008 5 08 /02 /2008 11:04
Me voila arrivee a Dunedin (prononcee Dun-EEdin).
Je loge dans un backpackers sympathique (Elm Lodge) sur les hauteurs de la ville... Et quand je dis hauteurs, je ne mache pas mes mots... Les routes sont tres pentues et la montee jusqu'a l'auberge de jeunesse avec mes sacs sur le dos et le ventre m'a valu une bonne suee! D'autant plus que mon endurance et mon tonus ne sont pas alles en s'ameliorant sur le cargo...
J'ai quitte le cargo avec beaucoup d'emotion. 
Et c'est avec une toute nouvelle excitation que j'entame mon periple en Nouvelle-Zelande.
J'ai commence en douceur avec une balade en ville, la visite du Otago Museum, quelques courses pour mes petits dejeuners a venir, une soiree au cinema pour aller voir le dernier Tim Burton's "Sweeney Todd" (non, je n'ai pas resiste...) et un debut de planning pour les jours a venir... Encore flou cependant.

Les petites anecdotes du jour:

J'ai lu dans un guide qu'il n'etait pas rare de croiser des gens marcher dans la rue pieds nus... Je n'y croyais qu'a moitie jusqu'a ce que je croise un specimen kiwi pieds nus dans le super marche! Pusi un autre en ville... Je vais sans doute m'y habituer... et laisser mes tongs de cote... a voir! ;O)

A la caisse du supermarche, la caissiere m'a gratifiee d'un "Did you enjoy the weather?"... Wouhaa! Surprise et par le sujet et sans doute par le terrible accent noe-zelandais!, je lui ai fait repeter! Les gens croises aujourd'hui ont ete particulierement aimables, souriants et serviables!

Allez, promis, la prochaine fois je mets des photos en lignes!
Surtout apres mon programme de demain!!! Mais chut... je vous en dirais plus a ce moment-la!
Par Lotta - Publié dans : Aotearoa
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Mardi 5 février 2008 2 05 /02 /2008 23:30

PIRATES

Je ne parle pas là des pirates des Caraïbes, au temps des pistolets à poudre et des grands envolées dans les cordes des voiles! Non non, il s'agit là de véritable pirates modernes, armés de mitraillettes et sévissant dans les eaux au large de la Somalie.

A priori, nous ne courrons aucun risque dans notre navire bien trop grand et rapide pour leurs moyens logistiques.

Mais tout de même, ça rajoute un peu de piment à notre sortie de la mer Rouge.

Dans les escaliers exterieurs, les grilles d'accès au pont principal sont fermées. Toutes les portes des différents étages sont fermées à double tour. Et les lances incendie sont en place, prêtes à l'emploi pour repousser les éventuels assaillants...

On ne se fait cependant aucune illusion à bord. Si assaillants il doit y avoir, les lances incendie feront pâle figure face à leurs armes à feu. Et il vaudra mieux leur laisser argent, ordinateurs et bijoux plutôt que de risquer une seule des vies à bord.

A noter que le nombre d'attaques de pirates sur les océans est en nette hausse depuis quelques années.

Nous sommes sortis de la zone dite « à risque » sains et saufs.

 

ROULIS

Je peux l'écrire maintenant que la traversée se termine... je n'ai pas eu le mal de mer de tout notre trajet! Ouf!

Et pourtant, je relis les premières pages de mon journal de bord...

le 4/1/8 (il y a 33 jours!) « A l'heure où j'écris ses lignes, 00h25, le bateau tangue. Ni malade, ni complètement sereine, je m'en vais me coucher (...) »

La suite du voyage fut beaucoup plus calme. Dans la salle à manger (messroom) un cadran affiche l'amplitude du roulis. Nous avons navigué la plupart du temps avec un roulis de +/- 5° par rapport à la verticale. On s'adapte très vite à ces mouvements du bateau.

Petite précision de vocabulaire:
Roulis = rolling basculement du navire de gauche à droite
Tangage = pitching basculement du navire de l'avant vers l'arrière

Quand le navire est beaucoup moins chargé en containers, il est beaucoup plus léger et beaucoup plus sensible à la houle. Lors de son trajet retour, le cargo va s'arrêter 2 semaines à Singapour en « dry dock » où il sera entièrement vidé et repeint. Sorte de contrôle technique. Nous voyageons donc plutôt léger depuis Sydney, déchargeant plus de containers que nous n'en chargeons et d'une amplitude de roulis de +/- 5° nous sommes passés à une amplitude de +/- 10°, ce qui commence à être assez marrant! (voir article sur notre matinee rouleuse)

Lors de la traversée de la mer Tasman de Brisbane à Auckland, l'amplitude a atteint environ +/- 15 à 20°. Dans ces conditions, il faut tout bien rangé! Tout glisse, tout tombe! Les jus de fruit se renversent, la vaisselle casse, les chaises glissent, les couverts tombent... Et notre équilibre est complètement perturbé! Nouvelle discipline: la course de chaises glissantes sur la moquette. Et pour rester assis en face de son assiette, il faut s'accrocher à la table!

Difficile aussi de trouver le sommeil. Comment dormir quand, à chaque basculement du navire, on roule dans le lit vers le mur puis vers le rebord? Quand tous les objets glissent, tombent, vibrent? Je me suis levée au milieu de la nuit pour ranger l'ordinateur dans le tiroir et fermer la porte de la salle de bain... tout à coup, le bateau penche, je perds l'équilibre, tombe et me retiens avec grand fracas sur le mur opposé... pfiouuuuu... je retourne vite me réfugier dans mon lit, mais impossible de trouver le sommeil quand tous mes muscles restent en éveil et contractés pour éviter de trop rouler...

L'étape douche est elle aussi très acrobatique. Heureusement qu'elle est équipée d'un barre pour se tenir!

De bons souvenirs et de bonnes parties de rigolades! En particulier lors des parties de ping-pong!

 

Les escales

Avant d'arriver au port, le cargo annonce son heure d'arrivée et prend « rendez-vous » avec le pilote. Celui-ci monte à bord au « pilot station ». L'approche du port se fait entre les bouées vertes et rouges qui balisent le trajet et peut durer 30 minutes (Auckland) à 4h (Brisbane) suivant la configuration des lieux.

A l'arrivée au port, les agents du port montent à bord: immigration, responsable quarantaine, douane et agent du port. Ils contrôlent les passeports, accordents les visas, mettent en quarantaine les produits d'origine animale stockés à bord (viandes, oeufs...) et contrôlent les papiers du bateau...

Une fois que nous sommes « clear » nous pouvons aller à terre. Un membre de l'équipage contrôle allers et venues sur le bateau. Il note notre heure de sortie, et nous donne le « shore leave expire time » (l'heure à laquelle nous devons absolument être de retour à bord). Une navette est appelée et vient pour nous emmener à la sortie du port. De là, soit une navette nous emmène au centre ville (au  centre des marins) soit on peut accéder au centre ville à pieds (Auckland par exemple).

Les « seaman's club » sont des endroits toujours très accueillants et sympathiques. Nous y avons un libre accès à Internet. Nous y changeons de l'argent et achetons des cartes téléphoniques pré-payées. On peut également y boire thé ou café, acheter des snacks, regarder la télé, lire, jouer au billard ou au ping-pong...

Suivant le temps imparti, la visite de la ville se fait plus ou moins au pas de course.

A Melbourne nous avons eu assez de temps. J'ai craphuter à travers la ville toute l'après-midi.

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A Sydney, le trajet jusqu'au centre ville est beaucoup plus long. Nous avons eu le temps de visiter l'aquarium et de filer au pas de course à l'opéra. Nous avons passé la soirée tranquillement installés autour d'une bière bien fraîche pour nous récompenser de ces heures de marche « éprouvantes » ;o)

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A Brisbane, nous n'avons pu que « admirer » le port et ses containers.

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Maintenant, direction le centre-ville d'Auckland, apparemment à 20 minutes à pieds!
Aotearoa merite bien son nom... "Le pays du long nuage blanc".
Voila la vue que nous a offert Auckland a notre arrivee:

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Les changements d'heure

De Paris à Auckland, quand l'une est à l'heure d'hiver et l'autre à l'heure d'été, il y a 12 heures de décalage. En avion, on ne se pose pas trop de questions, une fois atterris en terre promise, on change les montres pour les synchroniser avec l'heure locale. En bateau, c'est tout à fait différent. Les changements d'heure se font petit à petit, tout au long du trajet. Pendant la traversée de l'océan indien, nous changions d'heure environ une fois tous les deux jours. Lors de la traversée de la mer Tasman, nous avons changé d'heure 3 fois en 2 jours. Le but recherché par le capitaine étant qu'il n'y ait aucun changement d'heure la veille d'une escale ou au moins pas le jour-même!

J'imaginais que les changements d'heure se faisaient, comme pour le passage d'heure d'hiver à l'heure d'été, au milieu de la nuit. C'est en fait à la discrétion du capitaine. Il décide de l'heure à laquelle doit s'effectuer le changement d'heure. Notre capitaine préférant que l'équipage puisse bénéficier de nuits complètes pour récupérer, c'est un fervent partisan du changement d'heure en plein milieu de la journée: nous avons vécu de véritables trous dans l'espace-temps à l'heure du déjeuner!

Il est 12h29, le déjeuner se termine et nous allons entamer notre rituelle session café-thé. Je me lève pour aller faire bouillir de l'eau et préparer nos tasses respectives: 1 grosse cuillère à café pour les caffé longo de David et Hedi, 1 simple cuillère à café pour le « nespresso » d'Aldo et un sachet de thé vert pour moi... quand je reviens à table avec les breuvages de chacun, il est 13h31!!!

J'honore la réputation de la rapidité du service dans les restaurants de notre chère France...

Autre curiosité du changement d'heure, en Australie, tous les états n'ont pas la même politique du Day Light Saving. Lors de nos 2 premières escales, Melbourne et Sydney, nous étions à l'heure d'été australienne... et lorsque nous avons rejoint Brisbane nous avons dû reculer nos montres d'une heure  pour revenir à l'heure d'hiver australienne... Voilà pourquoi, de Brisbane à Auckland, nous avons dû changer d'heure 3 fois en 2 jours (deux fois à minuit puis une fois à 12h30) alors que seulement 2 fuseaux horaires les séparent.

 

La lune et la voûte céleste

La traversée des océans , seuls au milieu de nulle part, sans lumières parasites, est idéale pour admirer la voûte céleste! A condition que les nuages ne s'incrustent pas trop!

Dans l'hémisphère sud, nous découvrons toute une partie des étoiles qui nous sont cachées dans l'hémisphère nord.

J'ai découvert entre autres Centaurus, la fausse Croix du Sud et la célèbre Croix du Sud, point de mire de notre route vers la Nouvelle-Zélande dont elle est l'effigie du drapeau.

J'ai eu l'occasion de voir quelques étoiles filantes et de faire quelques voeux....

Et enfin, j'ai eu la surprise de découvrir que la lune est « à l'envers » dans l'hémisphère sud! Terminée la règle du « p » et du « d » pour savoir si la lune est croissante ou décroissante. Une fois dans le sud, la lune forme un « d » quand elle est croissante et un « p » quand elle est décroissante... à en perdre son latin!

Par Lotta - Publié dans : Entre ciel et mer
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Lundi 4 février 2008 1 04 /02 /2008 08:46

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Nous voila debarques en Nouvelle-Zelande, a Auckland. J'avais prepare le Tome 2, d'"Entre ciel et mer" mais ce n'est pas enregistre sur ma cle USB... mystere de l'informatique...
Juste un petit message pour vous annoncer que finalement je ne termine pas mon periple a Auckland mais que je reste a bord encore 4 jours pour rejoindre l'ile du Sud. Arret final a Port Chalmers, pres de Dunedin!
L'aventure continue!

(en attendant de pouvoir publier l'article je mets en ligne l'une des photos de l'opera de Sydney)
Par Lotta - Publié dans : Entre ciel et mer
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